BEBE ET L’ENFANT

         Comment gérer la colère de l’enfant. Lien

Horizons Famille


L’agressivité, comment intervenir?

Des gestes agressifs, la très grande majorité des enfants en commettra à  un moment ou à un autre. Les gestes agressifs sont normaux en bas âge. Maladroits dans leurs relations, n’ayant peu ou pas accès au langage pour s’exprimer et ne connaissant pas d’autres façons de le faire, il se peut fort bien que les enfants frappent un autre ami si celui-ci est trop près.

Même si les gestes agressifs sont  » normaux  »  jusqu’ un certain point, il est très important d’intervenir auprès des enfants. Un geste agressif chez un enfant de 18 mois n’aura pas la même signification que chez un enfant de 4 ans. Les interventions seront également différentes, mais elles sont nécessaires pour démontrer aux enfants le caractère «inacceptable» d’un tel geste, pour leur apprendre d’autres façons de s’exprimer et ainsi éviter qu’ils reproduisent ces mêmes gestes dans le futur. Des interventions efficaces en ce qui concerne les gestes agressifs en bas âge auront un effet positif sur le développement social futur des enfants.

 

Plusieurs recherches sur le sujet ont été faites pour soutenir plusieurs parents qui se sentent désappointés devant les gestes agressifs de leur enfant. En rassemblant ces informations sous des points précis : les gestes « normaux » selon l’âge, les interventions à privilégier et un outil visuel pour vous soutenir dans vos interventions.

 

Commençons par nous familiariser avec le développement « normal »de l’agressivité.

 

L’enfant de 0 à 1 an

  • Peut crier ou pleurer pour exprimer son mécontentement.
  • Nous observons plusieurs gestes purement exploratoires (tirer les cheveux, enlacer vigoureusement, mordre, lancer des objets, etc.).
  • Aucune intention hostile n’est présente chez un bébé qui présente des comportements agressifs.
  • Les petits sont très maladroits dans leurs contacts avec les autres puisque leurs gestes manquent beaucoup de précision.

L’enfant de 1 à  2 ans

  • A cet âge, le taux d’agressions atteint son maximum.
  • L’enfant exprime ses frustrations principalement en tapant du pied, en criant, en se jetant par terre, etc.
  • A cet âge, l’enfant répète des gestes dans le but d’observer les réactions des autres (si je frappe l’ami devant moi, comment réagira-t-il?) et pour vérifier si ces réactions sont toujours les mêmes.
  • Vers la fin de la deuxième année, l’enfant dira lui-même NON lorsqu’il tentera de briser un interdit, d’où l’importance d’avoir des règles stables et cohérentes.

 

L’enfant de 2 à 3 ans

  • Le nombre de crises est souvent très élevé à  cet âge. C’est ainsi que l’enfant exprime ses frustrations.
  • Sa pensée est divisée en deux « à moi » ou  » pas à moi ». Les limites imposées par l’adulte font partie du  »  pas à moi »  et elles frustrent le petit décideur.
  • Les cris et les hurlements sont souvent la conséquence d’une incapacité à  réaliser une tâche que l’enfant avait décidé de  » faire seul « . Son désir d’autonomie est très grand.
  • Il y a beaucoup de conflits de possession entre deux enfants. Nous observons souvent des actes agressifs comme tirer les cheveux, mordre ou frapper pour reprendre un jouet.
  • C’est d’ailleurs à  cet âge qu’on voit beaucoup  » d’attaques  » entre deux enfants.
  • L’enfant aura tranquillement accès au langage ce qui lui permettra d’exprimer ses frustrations.

L’enfant de 3 à  5 ans

  • Nous observons une diminution des agressions physiques.
  • Par contre, avec l’accès au langage chez l’enfant, nous voyons apparaître les propos désobligeants.
  • L’enfant veut parler aux autres, dire ce qu’il veut au lieu de frapper.
  • L’enfant de cet âge sera en mesure de planifier ses actions, intégrer les règles et trouver des solutions aux conflits.

Comment intervenir?

Comme vous l’avez vu précédemment, le développement de l’agressivité se fait progressivement. L’enfant aura des caractéristiques particulières dépendamment de son âge. Vous le comprendrez, les interventions seront également différentes selon l’ge des enfants.

 

Avant 1 an, étant donné la nature des gestes exploratoires, le simple fait de leur rappeler d’être doux, gentils et de flatter les amis au lieu de les frapper sera suffisant comme intervention.

 

A partir de 1 an, et ce jusqu’à  2 ans environ, les gestes agressifs peuvent être gérés un peu comme dans l’étape précédente. Ajouter un NON très ferme lorsqu’un enfant frappe un autre enfant par exemple. Lui indiquer les bonnes façons de faire par la suite. De plus, il est aussi possible d’ajouter le retrait d’un enfant de la situation problématique. Par exemple, si vous voyez qu’un enfant est trop près d’un autre, détourner l’attention d’un enfant pour l’amener vers un autre endroit. Vous pouvez aussi faire remarquer à l’enfant l’effet de son geste (Regarde, ton ami pleure parce que tu l’as frappé. Encourager l’enfant à  avoir recours aux gestes de réparation (flatter, apporter le doudou,  etc.) face à  sa victime.

 

A partir de 2 ans, il est possible de commencer à  utiliser un moment de réflexion lorsqu’un enfant commet un geste agressif. Lorsqu’un enfant frappe un autre enfant par exemple, lui dire clairement NON. Lui demander également de faire un geste réparateur. Cependant, lorsque le geste se reproduit, asseoir l’enfant dans le coin réflexion et lui demander d’y rester pendant une à deux minutes. Un geste réparateur comme s’excuser ou flatter l’autre peut être fait suite à cette réflexion.

Pour les enfants à  partir de 3 ans, un outil visuel a été créé pour faciliter la gestion de ces comportements. Je vous invite à l’imprimer, le plastifier et l’afficher chez vous à  la vue des enfants.

 

L’outil visuel est divisé en 4 étapes :

L’enfant commet un geste agressif.

Le temps de réflexion (demander à l’enfant de se retirer quelques minutes, le temps que vous vous occupiez de la victime).

Inviter l’enfant à  faire un geste de réparation (s’excuser, flatter, apporter le doudou, etc.).

Retour sur la situation avec l’enfant (calmement, inviter l’enfant à  trouver une alternative à ce qu’il vient de faire). Par exemple, si l’enfant a frappé un autre ami pour lui enlever un jouet, que pourrait-il faire la prochaine fois pour éviter la reproduction du geste en question? Trouver avec lui des solutions.

Familiariser les enfants avec l’outil

Lors de la causerie, vous pouvez présenter l’outil aux enfants. Expliquer chacune des étapes. Vous pouvez aussi faire des mises en situation avec les enfants. Par exemple, leur demander d’identifier ce qui arrivera s’ils frappent un ami ou s’ils lui disent des paroles blessantes. Réviser avec eux chacune des étapes. Si vous avez des marionnettes, vous pourriez aussi créer des situations, des conflits entre deux marionnettes. Inviter les enfants à gérer le conflit entre les deux marionnettes en suivant chacune des étapes.

 

Collaborer avec les parents

Toujours informer les parents des interventions que vous faites avec les enfants. Si un conflit est survenu, expliquer aux parents ce qui est arrivé et comment vous avez géré le conflit. Vous pourriez même leur remettre une copie de l’outil. Les parents vivent peut-être le même problème à la maison. Des trucs d’intervention pourraient leurs être bénéfiques. Quand les adultes travaillent dans le même sens, nous avons beaucoup plus de chances de réussite.

 

Bonne chance!

 

Maude Dubé, éducatrice spécialisé

 


 

 

 

 


Catherine Gueguen, pédiatre : « Arrêtons de dire aux petits « t’es pas gentil » ! »

Catherine Gueguen , pédiatre formée à l’haptonomie et à la Communication Non Violente (CNV), a fait découvrir au grand public, grâce à deux livres à la fois accessibles et savants *, les notions de bienveillance, d’empathie . Elle explique ici ce que nous apprennent les dernières découvertes des neurosciences affectives et sociales sur le jeune enfant et le développement de son cerveau. Son souhait : que les professionnels de la petite enfance s’en inspirent pour revoir leurs pratiques
Catherine Gueguen
Les Pros de la Petite Enfance : Pédiatre, vous vous êtes formée à l’haptonomie, puis vous avez découvert les neurosciences affectives et sociales. Cela a été une révélation ?
Catherine Gueguen : Les neurosciences affectives et sociales m’ont donné, moi qui ai pratiqué la pédiatrie pendant plus de trente ans, une autre vision de l’enfant. Elles constituent un apport considérable dans la connaissance du développement de l’être humain. Et surtout maintenant on sait exactement ce qu’il faudrait faire pour que l’enfant se développe bien. Ce n’est plus une question d’intuition, c’est le début de la connaissance scientifique.Et que sait-on vraiment ?
On sait que le cerveau est beaucoup plus vulnérable et fragile  que ce que l’on pensait. Et que durant les deux premières années de la vie d’un enfant, il est aussi très malléable. Tout ce qu’on vit s’imprime très profondément dans le cerveau du bébé. Tout ce qu’on dit, tout ce qu’on fait est important. C’est pourquoi les métiers de la petite enfance sont si importants. Rien de ce que font les professionnels n’est anodin. Ils jouent un rôle fondamental le développement de l’être humain.Qu’est ce qui favorise un bon développement du cerveau ?
A chaque fois qu’on a une attitude empathique (sentir et comprendre des émotions de l’autre) et bienveillante (c’est être empathique), qu’on est soutenant, encourageant, cela permet au cerveau de se développer. Cela touche le cortex préfrontal qui nous permet d’être différent des grands singes, cela fait développer des circuits cérébraux qui vont permettre à l’enfant, progressivement, de savoir gérer ses émotions.C’est pour cela que vous pensez que les professionnels doivent materner les bébés ?
Materner, c’est prendre soin, consoler, rassurer. Materner cela favorise la maturation du cortex préfrontal, la sécrétion d’hormones et molécules qui permettent le développement du cerveau. Et en plus cela génère la sécrétion d’ocytocine. C’est un cercle vertueux. Oui les professionnelles de la petite enfance doivent materner. Cela fait du bien à tout le monde, à elles comme au bébé. Le bébé a besoin de se sentir aimé et en sécurité. Intuitivement on le savait, aujourd’hui c’est confirmé par la science.
Cela a été extraordinaire de constater que ce qui rendait les gens heureux est confirmé par la science !Vous dites aussi que les professionnels doivent comprendre que jusqu’à 3 ans un enfant ne peut pas gérer ses émotions et que ses comportements quels qu’ils soient ne peuvent être assimilés à des provocations ?
Entre la naissance et trois ans un enfant  ne peut pas gérer ses émotions. Ce pas qu’il ne veut pas ou ne sait pas. Il ne peut pas. Le tout-petit ne provoque pas l’adulte. Son cerveau émotionnel et archaïque domine pendant la petite enfance. Donc l’enfant est dominé par ses émotions. Quand il est triste, il est immensément triste, quand il a peur, ce sont d’immenses paniques, quand il est en colère ,il est très en colère. Les professionnels doivent savoir que l’enfant, quand il est en proie à des tempêtes émotionnelles, ne le fait pas exprès. Il souffre. Si l’adulte ne le rassure pas, ne le console pas, ne l’apaise pas, le cerveau de l’enfant se stresse et secrète des molécules de stress toxiques pour le cerveau du tout-petit.Comment consoler un enfant en pleine tourmente émotionnelle ?
Tout enfant qui pleure doit être écouté et entendu. Pour le consoler, il faut d’abord savoir nommer les émotions de l’enfant. Et  pour cela le professionnel doit être connecté avec ses propres émotions. Ensuite, l’apaiser ne veut pas dire céder, mais expliquer avec des phrases courtes et simples.
Cela demande énormément d’attention, de soins, de maternage.
Les professionnels de la petite enfance travaillent avec la période la plus compliquée pour l’adulte et pour l’enfant. C’est déstabilisant et difficile les trois premières années de la vie. C’est le cerveau émotionnel qui est en action. Le cerveau supérieur va venir ensuite le réguler. Et plus les professionnels maternent, plus le cortex préfrontal va maturer (vers 5/6 ans).Que se passe- t il si on ne sait pas faire face aux émotions du tout petit ?
Quand on ne répond pas aux besoins émotionnels de l’enfant, cela génère du stress et des troubles du comportement (agitation, anxiété, déprime) et cela fabrique des adultes qui ne sauront jamais gérer leurs émotions. Les neurosciences expliquent-elles vraiment tous les comportements des jeunes enfants ?
Elles en expliquent beaucoup. Par exemple pourquoi vers un an-18 mois certains mordent ou tapent ? Cela s’explique par la domination du cerveau archaïque, celui que nous avons en commun avec les reptiles et les poissons. Il est là pour notre survie. Quand les besoins fondamentaux d’un tout-petit  ne sont pas satisfaits, quand il ne se sent pas en sécurité, son cerveau archaïque va se mettre en action : et le bébé va taper, mordre, fuir ou attaquer.
Le punir, lui dire qu’il est méchant c’est de la maltraitance émotionnelle, je voudrais ne plus entendre « t’es méchant, t’es vilain, t’es pas gentil ! ». Toutes les paroles dévalorisantes, la critique, la honte, le rejet, l’isolation … c’est trop fréquent tant chez les professionnels comme chez les parents d’ailleurs.Un bébé en mord un autre … Que faut–il faire alors ?
Certainement pas le punir ! Les punitions c’est terrible pour le cerveau des petits c’est le contraire de ce qu’il faut faire. Des études récentes montrent que cela abîme la partie du cerveau qui nous rend pleinement humain ! Il faut que les professionnels prennent conscience qu’il ne faut vraiment plus utiliser ces mots-là. Et cela s’apprend notamment par la Communication non violente (CNV) Un enfant mord, on ne le punit pas. On rappelle juste la règle : on ne mord pas. Punir ce serait montrer que seuls les rapports de force permettent de régler les conflits.

Les neurosciences affectives et sociales, la CNV … tout ça ne fait pas partie des formations des professionnels de la petite enfance, vous le regrettez ?
Oui je pense que tous les pros devraient être formés à la relation. Parce qu’avoir une attitude  bienveillante cela permet de développer les compétences relationnelles et émotionnelles de l’enfant mais aussi de développer ses capacités intellectuelles. Et même son sens moral.
Par ailleurs, je pense que les adultes doivent se comporter comme de vrais adultes. Comme ils veulent que les enfants se comportent. Grâce à ces neurones miroirs, l’enfant va imiter l’adulte qu’il a devant lui.

*Pour une enfance heureuse et Vivre heureux avec son enfant publiés chez Robert Laffont.

Article rédigé par : Catherine Lelièvre
http://lesprosdelapetiteenfance.fr/vie-professionnelle/paroles-de-pro/rencontres/catherine-gueguen-p%C3%A9diatre%C2%A0-arr%C3%AAtons-de-dire-aux-petits-tes-pas-gentil 

Jouer en tout sécurité

Parce que recevoir un nouveau jouet doit uniquement être synonyme de plaisir pour les enfants, quelques petites précautions sont à prendre au moment d’acheter, de déballer et d’utiliser les jouets : laissez-vous guider !

 

Bien choisir les jouets 

Vérifiez que le jouet comporte le marquage CE. Créé en 1988, le marquage CE atteste que le jouet a été soumis à une multitude de tests prouvant sa non-dangerosité pour l’enfant.

Respectez les tranches d’âge conseillées sur l’emballage :

  • Les logos « Ne convient pas à un enfant de moins de 36 mois » ou «  interdit aux enfants de moins de 15 kg », signifient que le jouet a été soumis aux tests de sécurité et qu’il n’est pas recommandé jusqu’à cet âge ou ce poids.
  • La mention « à partir de 6 ans », par exemple, est une recommandation du fabricant. Elle permet de s’assurer que le jouet est adapté à l’âge de l’enfant, pour son utilisation plus que pour sa sécurité.

Toutes les mentions légales doivent être rédigées en français, c’est une obligation en France depuis la loi Toubon de 1994.

Si vous le pouvez, tester le jouet. Les magasins mettent souvent à disposition, de leurs clients, un jouet « test ». Le jouet est-il trop lourd ? L’enfant est-il physiquement prêt pour ce jouet ? Au-delà de l’âge, posez-vous ce type de questions avant l’achat.

 

Et sur Internet ?

Même s’ils ne représentent qui 15 %, les achats de jouets sur Internet augmentent chaque année. Les informations, sur les sites internet, doivent comporter les données sur la sécurité. Comme dans les magasins, vous devez pouvoir visualiser les marquages obligatoires.

 

Avant l’utilisation

 Même si l’enfant est souvent pressé de jouer, il vaut mieux prendre le temps de lire le mode d’emploi et de lui expliquer le bon fonctionnement du jouet. Commencez par jouer ensemble ! Portez également attention à l’assemblage si vous devez effectuer un montage, c’est un gage de sécurité.

 

Pendant l’utilisation

 Surveillez l’état de bon fonctionnement des jouets. Cassés ou abîmes, certains jouets peuvent être dangereux. Les jouets avec des piles doivent être particulièrement surveillés, car elles contiennent des produits chimiques.

Enfin, avec des enfants de différents âges, assurez-vous que les tout-petits n’empruntent pas les jouets des plus grands !

source IRCEM


GRANDS-PARENTS, PETITS ENFANTS : UN LIEN UNIQUE

Sans conflit, ni rivalité, la relation entre les grands parents et leurs petits-enfants témoigne souvent du lien indéfectible qui les unit. Elle est un précieux repère affectif au cœur de familles souvent marquées par l’éclatement et l’éloignement…

 

De par sa puissance affective, la relation avec les petits-enfants apporte souvent une force et de la confiance en soi dans une période de bouleversements et de doutes que sont le passage à la retraite et le vieillissement.

Souvent plus disponibles que les parents, les grands parents offrent aux petits-enfants un temps chargé de jeux, d’écoute, d’apprentissage, de découverte et de transmission de valeurs.

Les enfants apprennent souvent à découvrir un parent en questionnant leurs grands-parents. Comment était-il à mon âge ? Travaillait-il bien à l’école ? Est-ce qu’il faisait beaucoup de bêtises ?

Il ne sert à rien de vouloir modeler les enfants à son image, il faut essayer de les comprendre, mais ce n’est pas toujours facile quand une cinquantaine d’années vous séparent. Soyez sensibles et intéressés à leur environnement.

En s’investissant dans ce rôle, les grands-parents prennent part à l’éducation de l’enfant, mais ne doivent pas entrer dans les choix éducatifs des parents, même s’ils les trouvent trop rigides ou trop laxistes, ce n’est pas leur rôle. On entend souvent dire qu’être grands-parents c’est « Tous les avantages sans les inconvénients ». Il faut y veiller.

 

Avec l’éloignement des familles, il n’est pas toujours facile de préserver un lien particulier entre grands-parents et petits-enfants. Pour autant, il est important de conserver un contact privilégié en utilisant internet et le téléphone et en fonction des disponibilités, accueillir l’enfant pour des courts séjours.

Si les grands parents sont hospitalisés, ou hébergés dans un établissement d’accueil spécialisé, les petits-enfants doivent être, en fonction de leur âge, informés et sensibilisés de la situation et si cela est possible leur rendre visite. Cette visite permettra aux grands parents de se replonger dans leurs souvenirs et contribuer à lutter contre le sentiment de solitude et aux petits-enfants de conserver un lien intergénérationnel privilégié.

 

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Les caprices, c’est normal !

Votre enfant n’est ni trop gâté, ni mal élevé. Mais il a besoin de vous dire non, et de tester vos limites pour se construire. Reste à savoir comment affronter ses humeurs…

Pourquoi les caprices ?

Freud a démontré que deux grandes « lois » régissaient le psychisme de tout un chacun : le « principe de plaisir », processus selon lequel l’individu cherche à satisfaire ses envies ; le « principe de réalité », qui nous contraint à différer ou à modifier nos désirs pour tenir compte de la réalité. Or que découvre l’enfant lorsqu’il fait un caprice ? Tout simplement qu’il ne peut pas prendre ses désirs pour la réalité : il a envie d’un petit-suisse à la fraise, mais il n’y en a pas dans le frigo ; il ne veut pas quitter le jardin public, mais c’est l’heure de la fermeture ; il refuse de mettre son anorak, mais dehors, il neige… « A la différence de l’adulte, l’enfant ne dispose pas des éléments d’analyse lui permettant d’appréhender la réalité », explique Patrick Estrade, psychothérapeute (auteur deParents, enfants : pourquoi ça bloque ?, Dangles, 1996).

Le caprice est aussi la confrontation au désir de l’autre. Le bébé se vit comme le centre du monde. Mais lorsqu’il grandit, il découvre que ses proches ont parfois des désirs différents du sien. Ce qui ne le ravit pas du tout. Justine veut rester à la maison pour jouer avec ses poupées. Mais c’est le week-end, il fait beau, ses parents ont prévu un pique-nique à la campagne… Imaginez la suite.

Par ailleurs, l’enfant a besoin de s’opposer à ses parents pour s’affirmer en tant que sujet. Cette phase du « non » est très constructive pour lui. Il exprime une pensée « à lui », des désirs « à lui », des émotions « à lui ». « Plus inquiétant serait un enfant totalement sage et obéissant. Il aurait alors renoncé à son désir propre pour se conformer à celui de ses parents », précise Christine Brunet. « L’enfant a aussi besoin d’éprouver la solidité du parent, de sentir des limites », souligne Patrick Estrade. Aussi va-t-il les tester pour savoir jusqu’où il peut aller.

 

A quel âge commencent-ils ?

C’est vers 18 mois-2 ans, avec ses premiers « non », que le petit commence à faire des siennes. Pas avant. Un nourrisson qui pleure dans son berceau ne fait pas un caprice, il exprime un besoin : celui de manger, d’être changé, pris dans les bras ou câliné. A quel âge finissent les caprices ? Parfois jamais… Cependant, les psys considèrent que « l’âge de raison » marque une étape. A 7 ans, l’enfant a intériorisé un certain nombre de règles sociales et de valeurs morales. Il devient plus à même d’accepter les exigences de la réalité. Au-delà de cet âge, les conflits se déplacent sur d’autres registres. Les sorties, les copains ou la cigarette remplacent le gâteau au chocolat et la voiture rouge.

Comment réagir ?

En essayant d’abord de comprendre. « L’enfant qui a une réaction insolite a toujours une raison de l’avoir, écrivait Françoise Dolto (Lorsque l’enfant paraît, Seuil, 1990). Il ne veut plus avancer dans la rue : peut-être aurait-il préféré d’autres chaussures ; peut-être marche-t-on trop vite ; peut-être ne veut-il pas aller de ce côté-là… » Ne sachant pas toujours exprimer son envie avec des mots, le garçon ou la fillette rouspète, grogne, hurle…

A vous de déterminer les limites que vous souhaitez fixer à votre enfant. Mais, lorsque vous lui dites « non », expliquez-lui toujours pourquoi. Il a besoin de réponses claires et précises. « Le rôle du parent est de traduire la réalité », souligne Patrick Estrade. Si le petit trépigne – ce qui risque fort de se produire –, laissez-le exprimer sa colère. Evitez les petites phrases sournoises du style : « Tu es ridicule de te mettre dans un état pareil…», « Arrête de pleurer ! », « Tu n’as pas honte ? »…

Votre enfant n’est pas content et il a le droit de l’être. Dites-lui plutôt : « Je comprends que tu sois furieux, mais là, je ne peux pas faire autrement, je ne suis pas d’accord avec toi », etc. Accepter et accompagner l’enfant dans cette émotion, c’est le reconnaître en tant que personne à part entière. C’est aussi l’aider à apaiser son chagrin. Car une bonne colère, ça libère ! Armez-vous d’un gros coussin ou tendez-lui une poupée sur lesquels il pourra se défouler. Vous lui apprendrez ainsi à canaliser son énergie. Lorsque l’enfant est plus grand, vous pouvez revenir « à froid » sur ce qui s’est passé.

A 2 ou 3 ans, il vit dans l’instant présent, mais vers 6-7 ans, il peut prendre du recul.

« Montrez-lui que, vous aussi, vous êtes pris dans des limites », conseillait Catherine Mathelin, psychanalyste, dans une émission consacrée à ce sujet (“TEVA Psycho”). Car, du haut de ses trois pommes, le petit voit le « grand » comme un personnage tout-puissant, qui lui dit à quelle heure se coucher, ce qu’il doit manger, lui interdit de traverser la rue tout seul ou de jouer avec un couteau… L’enfant aussi veut avoir son mot à dire ! « Si vous lui montrez que vous-même ne faites pas toujours ce dont vous avez envie, il pourra davantage accepter les limites que vous lui imposez », poursuivait Catherine Mathelin. Expliquez-lui que vous vous achèteriez bien cette jolie robe en vitrine, mais que, hélas, votre porte-monnaie ne vous le permet pas. Laissez-lui, le plus souvent possible, une marge de décision : le pull rouge ou le pull jaune ? Des petits-suisses ou un yaourt à la vanille ? La main droite ou la main gauche pour traverser la rue ?

Enfin, surveillez-vous. Comment voulez-vous demander à votre pitchoun de manger avec enthousiasme ses choux-fleurs si vous chipotez à table ? Comment lui donner envie d’aller à l’école si vous partez au bureau en traînant les pieds ? Vos enfants vous admirent et c’est à vous qu’ils s’identifient en premier. A bon entendeur, salut !

Une épreuve pour les parents

Parfois, le caprice est une épreuve tellement insupportable que les parents tentent d’y mettre un terme en faisant porter la « faute » à l’enfant. Pourquoi est-ce si difficile à vivre pour les adultes ?

« La réaction d’un enfant peut réveiller une colère qu’ils n’ont jamais exprimée étant petits, explique Christine Brunet. N’ayant pu l’assumer, ils vont chercher à la nier chez leur enfant. Autre cas de figure : ils sont eux-mêmes très colériques et retrouvent, chez l’enfant, une partie d’eux qu’ils n’aiment pas. » Ils ont peur que leur enfant leur ressemble. Sa colère peut aussi faire naître un sentiment de culpabilité. Celui de ne pas parvenir à répondre à tous les désirs du petit trésor. « Les parents ont un deuil à faire, estime Christine Brunet, celui de l’enfant idéal dont ils avaient rêvé. Ils ne pourront jamais être des parents parfaits, ni avoir un enfant toujours content ! »

 

Quand il dépasse les bornes

A chaque fois que vous refusez d’accéder à l’une de ses demandes, votre enfant « disjoncte » : il se cogne la tête contre les murs, vous tape dessus, casse tout dans la maison… Ses crises sont violentes et fréquentes. Que faire ? Revenir à la bonne vieille raclée d’antan ou attendre, en rongeant patiemment son frein, que l’orage passe ? Sur cette question sensible, l’avis des psys diverge.

« La tape dit stop à l’acte ou à la parole inacceptable, intolérable, ou à l’exaspération. C’est un moyen de couper court à une dispute qui n’en finit pas », estime Christine Brunet. « Mieux vaut ne pas mettre d’huile sur le feu, conseille, pour sa part, Patrick Estrade. Lorsque l’enfant se met dans de tels états, généralement, rien n’est efficace… »

Le plus important est de s’interroger en amont sur les raisons de ces crises. Car, dans ces moments-là, on est loin du simple caprice. « L’enfant exprime, en fait, une solitude terrible. Il est désespéré et sans repères, explique Patrick Estrade. C’est comme s’il disait : “Je suis seul au monde, et vous ne pouvez rien pour moi.” Derrière cette colère se cache un immense besoin d’amour et d’affection. »

 

Cécile Dollé

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Les bébés ont besoin du soutien de leurs parents pour apprendre à se calmer. Lorsqu’ils pleurent, il est important de les prendre, de les réconforter, de les nourrir. Cela leur apprendra qu’ils peuvent faire confiance et que leurs besoins seront satisfaits. Ainsi, ils seront moins inquiets et moins stressés.L’auto-apaisement est la première étape de l’autorégulation. Cette vidéo démontre ce que les parents peuvent faire pour aider leur enfant au cours de la première année de leur vie.

vidéo

Source Health Nexus Santé

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 Pourquoi les bébés pleurent Mots clés : bébé, enfants, pédiatrie, Pleurs, nourrissons Par Delphine Chayet – le 28/08/2012

Moins de 5 % de leurs cris ont pour origine une vraie pathologie. La principale fonction des pleurs pourrait être de créer des liens d’attachement entre la mère et l’enfant.

Ils inquiètent, irritent, épuisent… et enferment nombre de parents dans un terrible sentiment d’impuissance. Les pleurs du nourrisson constituent un des premiers motifs de consultation dans les premiers mois de vie d’un enfant, mais aussi la principale cause d’appels à la ligne de soutien Allo Parents Bébé.

De tout temps, les familles se sont interrogées sur la meilleure façon de répondre à ces cris, que les médecins ont encore le plus grand mal à expliquer. «La plupart des pleurs excessifs n’ont aucune cause médicale identifiée, remarque le Dr Gisèle Gremmo-Feger, au CHU de Brest.

Faute d’explication, les pédiatres les attribuent souvent à une colique ou à un reflux gastro-oesophagien. En réalité, moins de 5 % des pleurs ont pour origine une vraie pathologie.»

Immature et dépendant Selon les études pédiatriques, de 10 à 30 % des nourrissons pleureraient de manière excessive – ou jugée telle par leurs parents. Ces cris, plus ou moins consolables, surviennent en général dès la deuxième semaine de vie, culminent entre 6 et 8 semaines (lors de ce pic, un quart des bébés pleurent plus de 200 minutes par jour) puis s’atténuent et disparaissent vers l’âge de 5 mois, sans entraîner de conséquence sur le développement ultérieur.

«Ces cris correspondent à une phase normale du développement», assure Philippe Grandsenne, pédiatre (1). «Quand il vient au monde, le bébé humain est très immature et dépendant, complète Stéphane Clerget, pédopsychiatre .

Comme d’autres mammifères, il supporte très mal d’être seul. Or, il n’a que ce moyen pour exprimer son mal-être.» La méthode Ferber critiquée Comment réagir face à ces signes de détresse? Éternellement désemparés par ce phénomène qui reste en grande partie mystérieux, les parents ont tout essayé: bercements, allées et venues dans la maison, promenades en voiture ou en poussette…

Certains, au contraire, laissent pleurer le nourrisson en espérant qu’il parvienne à se calmer par lui-même. Nombre de pédiatres conseillent en effet aux mères d’apprendre au bébé à se consoler seul et à ne pas intervenir trop vite, voire à ignorer les pleurs.

Au milieu des années 1990, le pédiatre américain Richard Ferber a remis au goût du jour cette méthode «dure» visant à résoudre les problèmes de sommeil du bébé de plus de 4 mois en le laissant pleurer dans son lit sans le prendre, mais en revenant régulièrement le réconforter.

Le succès de ses livres illustre le désarroi des parents face au mal-être exprimé par leur bébé. Cette gestion de l’endormissement et des réveils nocturnes est cependant contestée par des médecins qui dénoncent son impact sur la relation entre le bébé et son entourage. «Le pleur est un signal, une sorte de sirène biologique, dont la principale fonction est d’attirer l’attention et de créer des liens d’attachement», analyse ainsi le Dr Gremmo-Feger.

La fin des pleurs ne signifie pas la fin du stress Une étude menée en Nouvelle-Zélande, publiée en juillet dans la revue Early Human Development, pointe d’ailleurs les limites du «laisser pleurer». Durant cinq jours, les chercheurs ont mesuré le taux de cortisol – l’hormone du stress – dans la salive de bébés participant à un programme hospitalier d’éducation au sommeil inspiré par la méthode Ferber.

Leurs mères ont aussi subi des prélèvements. Les nourrissons, âgés de 4 à 10 mois, devaient apprendre à s’endormir sans aide – si ce n’est la visite régulière d’une infirmière. Dans une pièce voisine, leur mère pouvait entendre les pleurs sans avoir le droit d’intervenir.

Au premier jour du programme, la plupart des bébés ont pleuré au moins vingt minutes. Une augmentation du taux de cortisol, symptôme du stress, a été constatée chez le nourrisson comme chez sa mère.

Au troisième jour, les bébés ont cessé de pleurer mais leur production de cortisol est restée élevée, ce qui laisse penser qu’ils sont toujours stressés mais ont renoncé à le manifester. Leur mère, visiblement apaisée par l’arrêt des cris, a pour sa part cessé de produire cette hormone du stress.

Ainsi, l’arrêt des pleurs ne signifie pas forcément que le bébé est apaisé.

«Les nourrissons n’ont pas appris à gérer intérieurement leur angoisse de séparation», concluent les auteurs de l’étude. Plus globalement, le Dr Gisèle Gremmo-Feger observe que «les pratiques de maternage qui préconisent de mettre l’enfant à distance et de ne pas réagir trop vite à ses pleurs peuvent au contraire les favoriser et augmenter considérablement leur durée»

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/08/28/18899-pourquoi-bebes-pleurent

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Partager un lit avec votre bébé Un guide pour les mères qui allaitent

 

Il est important de vous assurer que votre bébé ne peut pas se retrouver sous les couvertures ou sous l’oreiller. La plupart des mères qui allaitent dorment automatiquement face à leur bébé, avec le corps dans une position qui protège le bébé en l’empêchant de bouger vers le haut ou vers le bas du lit . Votre bébé s’allongera d’habitude sur le côté pour téter. Quand il ne tète plus, vous devez le poser sur le dos pour dormir, jamais sur le ventre ou le côté. Si vous nourrissez votre bébé au biberon, l’endroit le plus sûr pour faire dormir votre bébé est dans un berceau proche de votre lit.

http://www.unicef.org.uk/Documents/Baby_Friendly/Leaflets/Other%20languages/sharingbedleaflet_french.pdf 

 

 

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je partage les belles illustrations de Bougribouillons

http://bougribouillons.fr/contact/ 

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Et toujours, des liens pour aller plus loin :

– Deux courtes vidéo : Extraits du Film « Motricité libre: bien dans son corps, bien dans sa tête » et (encore) Le monde caché des bébés « Bouge » – Le site de L’Association Pikler Lóczy – France

Dans un environnement préparé pour le laisser explorer, l’enfant se redresse lui-même, à son rythme et passe de la position sur le dos, au ventre, puis assis et debout et enfin à la marche (en passant par plein de positions intermédiaires…). Ses acquis sont bien solides, il connaît bien son corps.

 

 

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C’est parce qu’il y a des objets intéressants que l’enfant a envie de bouger. Il a besoin de découvrir et de manipuler des objets. L’enfant n’a pas besoin d’être stimulé par l’adulte ni que celui-ci lui apprenne à jouer, c’est son environnement qui doit lui proposer des petits défis à sa portée, et c’est en observant son enfant que l’on connaît les défis qui sont à sa portée.

 

 

 

 

 

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La motricité libre en pratique :

Il n’est pas question de mettre au placard transat, parc, chaise haute, mais de limiter leur utilisation.
Par exemple il est facile de poser une couverture au sol, avec quelques jouets à proximité de bébé, un portique pour les plus petits qui ne savent pas encore se retourner et ramper.
Si le bébé ressent le besoin ou l’envie de bouger il le fera donc seul;

L’enfant sentira en effet lui-même quand il pourra se risquer à tenter une nouvelle expérience motrice. Il ne sera ni poussée par l’envie d’un adulte, ni forcé et entraîné à prendre telle ou telle posture.
Quelle fierté pour les petits de vouloir et pouvoir se mouvoir seuls !

 

Pour les tous petits :

La position sur le dos (toujours le poser sur le dos tant qu’il ne sait pas de lui-même se tourner), sans oreiller, sans être calé va l’aider à se détendre.
Il va pouvoir gigoter ses jambes et ses bras sans entrave. Tourner sa tête vers les quelques jouets disposé autour de lui, ou vers vous qui lui parler.Surtout éviter de forcer la position assise chez le bébé.
Inutile de caler celui-ci dans un nid de coussins. S’il ne se met pas lui-même en position assise c’est tout simplement parce que son corps ne lui permet pas.
Les muscles de son dos ne sont pas encore assez solides pour supporter cette position. Une fois que le tout petit sait se retourner sur le ventre, vous pouvez le poser de suite dans cette position.

Il va de lui-même s’entraîner à basculer sur le dos, puis encore sur le ventre etc. et va vite se rendre compte que cela lui permet de changer de point de vue, qu’en bougeant de cette façon, il a accès à d’autres choses !

 

De manière générale : Il n’est pas question de laisser votre enfant seul. Comme dans tous les apprentissages, il est bon de l’accompagner avec bienveillance, il est capable il doit en être convaincu tout autant que vous si ce n’est plus
!Il n’est pas néfaste non plus de poser votre petit dans un transat ou un parc, notamment pour des raisons de sécurité, lorsque vous devez changer de pièce quelques instants (préparation du repas, linge à étendre, etc…)
Mais l’idéal est de grandement limiter ces moments. Et une règle importante, ne laissez jamais votre enfant sans surveillance cela va de soi.

Pour plus de renseignements vous pouvez vous rendre sur ce site :http://www.pikler.fr/index.php
(Emmi Pikler étant la maman de la motricité libre ^^)

Article écrit par Tessie pour MQD
Visitez son blog : www.lescousettesdetessie.com

 

 

 

 

 

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 Les sept pleurs de bébé : les solutions pour les apaiser

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Pourquoi les bébés pleurent ?

Il arrive à tous les bébés de pleurer, et c’est parfaitement normal. Même les nourrissons en parfaite santé pleurent et parfois entre une à trois heures par jour.

Votre bébé ne peut rien faire sans vous et a besoin de vous pour se nourrir, recevoir l’affection et le confort nécessaires à son développement. Pleurer est donc un moyen pour lui d’exprimer ses besoins et d’attirer votre attention.

Il est parfois difficile de comprendre ce que bébé veut vous dire : a-t-il faim, froid, soif, s’ennuie-t-il, veut-il un câlin ? Les premiers jours avec bébé peuvent donc être déroutants car vous n’êtes pas encore sûre de ce que veut votre enfant. Cela peut même être une source d’inquiétude : est-ce que mon bébé va bien ?

Vous apprendrez au fil du temps à reconnaître les différents pleurs de votre enfant et à anticiper ses besoins. Et en grandissant votre bébé découvrira d’autres façons de communiquer avec vous et notamment à maîtriser les échanges visuels, à faire du bruit et à sourire. Il aura ainsi moins besoin de pleurer pour attirer votre attention.

Certains bébés pleurent beaucoup plus que d’autres, ou à des moments particuliers de la journée, souvent le soir. Si vous avez du mal à calmer votre bébé, peut-être essaie-t-il de vous dire :

1- J’ai faim

La faim est souvent à l’origine des pleurs des bébés, et plus un bébé est jeune, plus il y a de chance qu’il ait faim.

Le petit estomac de votre bébé ne peut pas contenir grand-chose. Par conséquent, si votre bébé pleure, proposez-lui du lait. Votre enfant a peut-être faim même si son dernier repas ne remonte pas à très longtemps. Les premiers jours qui suivent la naissance de votre bébé, il vous faudra de toute façon probablement nourrir souvent votre enfant afin de favoriser la montée de votre lait maternel. Si vous lui donnez le biberon, il n’aura peut-être pas faim s’il a été nourri depuis moins de deux heures.
Votre bébé ne s’arrêtera peut-être pas de pleurer immédiatement, mais laissez-le manger s’il en a envie.

2- Ma couche est sale

Votre bébé râlera probablement s’il est trop serré dans ses vêtements ou si sa couche est mouillée ou sale. À l’inverse, certains bébés ne sont pas du tout gênés d’avoir une couche pleine et s’y sentent plutôt au chaud et à l’aise. Mais si la peau déjà sensible de votre bébé est irritée, il y a de fortes chances qu’il pleure.

Le fait de changer la couche de votre bébé peut suffire à le calmer. Assurez-vous aussi que les languettes autocollantes ne sont pas trop serrées et que votre enfant est à l’aise dans ses vêtements.

3- J’ai trop froid ou trop chaud

Certains bébés détestent qu’on change leur couche ou prendre des bains. Ils ne sont pas habitués à la sensation de l’air froid sur la peau et préféreraient être emmitouflés et au chaud. Vous apprendrez vite à changer la couche de votre enfant en un temps record.

Faites attention à ne pas trop couvrir votre bébé, il pourrait avoir trop chaud. Souvent votre enfant se sentira à l’aise avec une couche de vêtement de plus que vous. Si le temps le permet, un body et une couche devraient suffire.

Utilisez des draps et des couvertures en maille aérée pour son berceau ou son couffin plutôt qu’une petite couette, vous pourrez ainsi ajouter ou enlever des couches si nécessaire. Vous pouvez vérifier si votre bébé a trop chaud ou trop froid en touchant simplement son ventre : s’il a trop chaud, enlevez une épaisseur ; ajoutez-en une s’il a trop froid.

Ne vous fiez pas à la température des mains ni des pieds de votre bébé car ils sont généralement froids. Maintenez la température de la chambre de votre enfant à 18°C et allongez votre bébé sur le dos quand vous le couchez, les pieds au fond de son berceau. De cette façon, il ne s’enfoncera pas trop loin sous les couvertures et n’aura pas trop chaud .

4- J’ai besoin d’un câlin !

Certains bébés ont un grand besoin de câlins, de contacts physiques et d’être rassuréspour se sentir bien.

Votre enfant a peut-être simplement envie que vous le preniez dans les bras.  Marchez doucement et bercez-le quand vous le portez .

Certains parents craignent que leur enfant ne devienne capricieux s’ils le portent trop souvent, mais durant les premières semaines de vie, il n’y a pas à s’inquiéter. Les nouveau-nés ont vraiment besoin d’être rassurés physiquement.

Votre bébé aimera probablement se sentir au chaud et en sécurité comme il l’était pendant tous ces mois de grossesse. Emmaillotez-le dans sa couverture pour recréer ce sentiment si nécessaire.

À l’inverse, il se peut aussi que votre merveille n’aime pas être enveloppé et qu’il préfère être rassuré en vous écoutant lui chanter une berceuse. Si vous tenez votre bébé contre vous, il se calmera peut-être en entendant les battements de votre cœur.

5- J’ai sommeil

On serait tenté de croire que les nourrissons s’endorment n’importe où et à n’importe quel moment. Et pourtant de nombreux bébés ont du mal à trouver le sommeil notamment s’ils sont très fatigués. Vous apprendrez vite à repérer les signes de fatigue chez votre enfant. Si votre bébé est grognon ou qu’il pleure, s’il est inhabituellement calme et immobile ou si son regard est perdu dans le vide, il y a des chances pour qu’il ait sommeil.

Si votre bébé a été très sollicité par des visiteurs, il a peut-être été trop stimulé. La lumière, le bruit, passer de bras en bras, tout cela peut être trop difficile à gérer pour un bébé ! Et quand vient l’heure d’aller dormir, votre enfant a du mal à « faire le vide » et à se calmer.

Il arrive que certains bébés pleurent davantage quand il y a du monde à la maison ou en fin de journée. C’est une façon pour eux de dire qu’ils en ont eu assez pour la journée. Emmenez alors votre enfant dans un endroit calme pour l’éloigner de toute stimulation et l’aider à se calmer .

6- Je ne me sens pas bien

Votre bébé pleure peut-être parce qu’il s’énerve facilement. Il lui faut du temps pour s’habituer au monde qui l’entoure. Le tempérament de votre bébé est peut-être celui d’un enfant qui pleure beaucoup et qui n’aime pas être sans cesse manipulé. Abordez-le avec calme et douceur et évitez de trop de stimulations d’un coup.

Mais il se peut que votre bébé ait été nourri, qu’il soit confortablement installé et que malgré tout il continue à pleurer, provoquant chez vous une certaine inquiétude.

Observez les changements dans le comportement de votre bébé. Si quelque chose ne va pas, il pleurera certainement différemment par rapport à d’habitude. Ses pleurs pourront être plus faibles, plus pressants, continus, aigus. Votre enfant sera particulièrement grognon et vous aurez peut-être du mal à le calmer. Et si votre bébé pleure beaucoup habituellement et que soudain il devient très, très calme, c’est aussi un signe à ne pas négliger.

Personne ne connaît mieux votre bébé que vous. Si vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, consultez votre médecin généraliste ou votre pédiatre.

7- J’ai besoin de quelque chose… mais je ne sais pas de quoi

Vous aurez parfois du mal à comprendre la signification des pleurs de votre bébé. Celui-ci traversera des périodes d’agitation et vous n’arriverez pas toujours à le calmer. Ne vous inquiétez pas, c’est normal.. Ces moments peuvent durer de quelques minutes à plusieurs heures consécutives.

Les coliques peuvent provoquer des pleurs inconsolables qui vont et viennent au minimum trois heures par jour et au moins trois jours par semaine. Si votre bébé a des coliques, attendez-vous à le voir pleurer et à ce qu’il refuse que vous le consoliez. Il arrive que certains bébés serrent fort les poings, remontent les genoux contre leur ventre et se cambrent..

Il peut être déroutant de ne pas savoir comment soulager son bébé. Les coliques de bébé peuvent provoquer des tensions au sein de toute la famille.

Il n’existe pas de traitement magique contre les coliques qui souvent ne durent pas plus de trois mois. Même si cela peut sembler être une éternité quand vous vivez cette période, le développement de votre bébé n’en sera pas affecté.

Mon bébé pleure toujours, que faire ?

Au fil du temps, vous apprendrez à connaître la personnalité de votre bébé et vous saurez quelles petites méthodes fonctionnent le mieux pour le consoler. Si un câlin ne suffit pas, voici d’autres suggestions :

Trouvez le bon rythme

Dans votre ventre, votre bébé pouvait entendre les battements réguliers de votre cœur, et c’est pourquoi aujourd’hui il aime tant être collé contre vous. D’autres sons répétitifs peuvent avoir le même effet apaisant.

Le rythme régulier de la machine à laver, le bruit de l’aspirateur ou du sèche-cheveux peuvent également bercer votre bébé. Attention, ne placez jamais votre enfant sur le dessus d’une machine à laver ou sur un sèche-linge dans un transat ou couffin.

Vous pouvez aussi diffuser une musique douce ou chanter une berceuse.

Bercez votre bébé

La plupart des bébés aiment être bercés. Vous pouvez :

  • bercer votre bébé en marchant,
  • vous asseoir, vous allonger avec votre bébé contre vous,
  • placer votre bébé dans une balancelle,
  • emmener votre bébé pour un tour en voiture,
  • emmener votre bébé dehors pour un tour en poussette.

Lui faire un massage ou un massage du ventre.

Massez doucement le dos ou le ventre de votre bébé avec de l’huile d’amande douce ou une crème pour qu’il se détende. Demandez conseil à votre médecin ou à une puéricultrice pour savoir comment vous y prendre.

Si votre bébé a des coliques ou s’il pleure beaucoup, un massage du ventre peut lui faire le plus grand bien. Des caresses dans le sens des aiguilles d’une montre aident à évacuer les vents et les selles de votre bébé et à le soulager..

Cela vous détendra vous aussi et c’est une façon pratique de calmer votre bébé.

Changez de position lors des repas

 

Bien coucher son bébé

Dans le cadre de sa mission de protection maternelle et infantile, le Conseil Général vous propose un accompagnement gratuit par des professionnels : conseils d’une puéricultrice, suivi médical préventif ou encore accompagnement parental et familial.

Dans quelle position coucher votre bébé ?

  • Pendant toute sa première année : il fait dodo sur le dos
  • Son visage est dégagé, il respire à l’air libre
  • Il peut mieux lutter contre la š èvre
  • Il ne risque pas de s’enfouir
  • Ne l’installez pas sur le côté
  • Ne vous endormez pas avec lui dans votre lit

 Dans quelle literie ?

  • Dans un lit rigide à barreaux
  • Sur un matelas ferme bien adapté aux dimensions du lit
  • Sans oreiller
  • Sans couverture, ni couette

Vous éviterez ainsi le risque que votre bébé :

  • Se glisse sous la couette
  • S’enfouisse le nez dans l’oreiller
  • Se coince entre le matelas et les parois du lit

Quelle température dans sa chambre ?

Un surpyjama, une gigoteuse, ou une turbulette dont l’épaisseur variera avec la saison convient très bien.18° à 20°, c’est sufšfisant.

Un surpyjama, une gigoteuse, ou une turbulette dont l’épaisseur variera avec la saison convient très bien.

Ne couvrez pas trop votre bébé, surtout :

  • si vous mettez le chauffage en voiture
  • les jours de grosse chaleur

En cas de fièvre, pensez à le découvrir.

Respectez le sommeil de votre bébé

  • Un bébé privé de sommeil est plus fragile et plus vulnérable.
  • La fumée de cigarette est mauvaise pour la santé de votre bébé.

Questions / Réponses

  • Pourquoi pas sur le coté ?
  • La fumée de cigarette est mauvaise pour la santé de votre bébé.
    C’est une position instable : si le bébé bouge il peut se retrouver sur le ventre. Les moyens de contention sont dangereux car ils entravent le bébé et ne le laissent pas libre de ses mouvements.
  • Pourquoi à tous les dodos ?
    Un bébé dormant régulièrement sur le dos est plus exposé au risque de mort subite si on change ses habitudes en le couchant sur le ventre. Voilà pourquoi il faut le coucher sur le dos pour tous ses dodos.
  • Et si le bébé régurgite ?
    Lorsque l’enfant régurgite, un re’flexe naturel l’empêche d’inhaler ce qu’il recrache. D’autre part lorsqu’il dort sur le dos, la tête du bébé se tourne sur le coté à droite ou à gauche.
  • Sur le dos son crâne s’aplatit !
    On peut l’éviter en incitant le bébé à tourner la tête d’un coté ou de l’autre (avec un mobile) et en le faisant jouer sur le ventre très tôt et souvent dans la journée, sous la surveillance d’un adulte.
  • Et s’il se retourne tout seul dans son lit ?
    C’est qu’il grandit, il faut le laisser faire. A cette période, il faut être encore plus vigilant sur la qualité de la literie.
  • C’est la nouvelle mode !
    Non, cette recommandation s’appuie sur de très nombreuses études depuis 1990 qui ont prouvé que dormir sur le dos offre le maximum de sécurité au bébé vis-à-vis de la mort subite du nourrisson.
  • Il parait mieux sur le ventre ?
    Certains bébés qui ont des coliques s’endorment plus confortablement sur le ventre : on peut alors les endormir dans les bras puis les recoucher doucement sur le dos. Les coliques disparaissent normalement vers 2-3 mois. Si l’enfant paraît avoir un re’flux douloureux, en parler avec son médecin.
  • Et s’il fait plus de 18/20°C ?
    Il faut bien le découvrir, un simple body peut sufšfire en été.
  • Et les tours de lit ?
    Si on souhaite décorer le lit avec un tour de lit, il doit être fin, ferme, bien attaché et pas trop rembourré pour éviter le risque d’enfouissement et d’asphyxie.

 

 

 

gif_anime_puces_469Conseils pour le bien être de Bébé

 

 

Le point sur la mort subite du nourrisson après le drame d’Audincourt

Étouffée par son double matelas ou victime de la mort subite du nourrisson, on ignore pourquoi Marha, 9 mois et demi, a perdu la vie le 7 juin 2012. Retour sur ce

syndrome brutal et sur les gestes préventifs.

Le 7 juin 2012, en Franche-Comté, une petite fille âgée de 9 mois et demi est décédée dans un lit-parapluie, chez sa gardienne. « Les policiers ont conclu à une mort

subite du nourrisson », ont expliqué les parents de la petite Marha à l’Est Républicain. Le lendemain, une autopsie a été réalisée à Besançon. « J’ai eu le médecin

des urgences  pédiatriques (…) au téléphone. Elle m’a certifié que ma fille était décédée après une asphyxie », a assuré Assia, la mère de l’enfant. Mort subite ou

étouffement, pour l’instant, aucune preuve ne permet d’en savoir plus. Les parents envisagent eux des poursuites judiciaires. La mère affirme toujours de l’Est

Républicain que « la gardienne avait posé un second matelas dans le lit-parapluie. » Pour les parents, « Marha s’est étouffée entre la paroi du second matelas et la

toile du lit. ». • Prévenir l’asphyxie et la mort subite du nourrisson Même si la cause de la mort de la petite Marha ne met pas tout le monde d’accord, ce tragique

fait-divers démontre une fois de plus que les recommandations pour bien coucher son bébé sont loin d’être inutiles.

 

gif_anime_puces_469Coucher son bébé sur le dos: indispensable!

 

Si Si l’on a cru longtemps qu’il valait mieux coucher les bébés sur le ventre, c’est parce que l’on pensait éviter ainsi l’obstruction des voies aériennes par une

éventuelle régurgitation. Aujourd’hui, on sait que l’immaturité des fonctions respiratoire et cardiaque est en cause. Celle-ci persiste plusieurs mois puisque

l’horloge interne des centres nerveux de commande se règle très progressivement. C’est surtout entre 2 et 4 mois que votre bébé est très fragile. Si votre nourrisson

est couché à plat ventre, il inspire un air confiné, celui qu’il a rejeté à l’expiration. Son thorax est gêné pour se déployer. Pour peu qu’il soit engoncé dans un drap

ou que l’atmosphère soit surchauffée, tous les facteurs se renforcent pour entraver la bonne oxygénation de ses centres de commande. Dans cette position, donc,

un bébé immature qui fait déjà de grandes pauses respiratoires est encore plus sensible ! Voilà pourquoi vous devez appliquer à la lettre les consignes de couchage.

 gif_anime_puces_469Les rythmes dans une journée d’un enfant 

gif_anime_puces_469Les principaux rythmes à ne pas faire l’impasse :

 Les heures à respecter du coucher et de la sieste
 Les heures à respecter des repas
 Les heures pour se laver
 Les moments pour jouer
Les moments de calme, de calins 

 

gif_anime_puces_469DES ACTIVITES BIEN DOSEES :

Très vite nos bébés, s’intéressent à ce qui les entourent. Sons, couleurs, formes, attirent leur attention. De nouveaux ateliers d’éveil de toutes sortes leur sont proposés. Qu’il s’agisse d’éveil corporel ou d’éveil à l’art et à la culture, ou encore de langues étrangères… alors, pourquoi ne pas en faire profiter nos chers petits anges ?
Toutefois, ne cumulez pas les activités hors de la maison. Les enfants ont suffisamment de choses à apprendre et à enregistrer (notamment la marche, la parole, la propreté…). Même si les petits ont une certaine facilité d’apprentissage et de l’énergie à dépenser, une ou deux activités par semaine suffisent amplement. Surtout ne jamais le forcer ! Pour toute activité, qu’elle soit physique ou non, il est important de laisser l’enfant choisir, ou du moins de lui demander son avis avant et après la première séance.
Site d’éveil : http://www.teteamodeler.com/eveil/index2.asp

 

 

gif_anime_puces_469PREVENIR DES ACCIDENTS DOMESTIQUES :

Ils sont la plus grande cause de décès infantile, dû à un manque de vigilance de la part des adultes.
Les nourrissons qui ne se déplacent pas encore sont plus à l’abri que leurs aînés « touche à tout ». Il y a pourtant déjà quelques précautions à prendre :
– Dans son lit, oubliez couverture, draps et couette, préférez une gigoteuse bien plus sûre. – Ne laissez rien à portée de main du bout’chou (sac en plastique, ciseaux, ruban ou ficelle, trombones, stylo, bijoux,…)
Il faut veiller à « sécuriser » la maison
– Ne jamais le laisser seul, sans surveillance, dans son bain, en hauteur, sur une surface instable, ou à portée de main de son aîné parfois brusque. – Ne jamais le prendre dans vos bras lorsque vous cuisinez ou si vous portez un liquide chaud (thé, café,…), les bébés sont brusques et leurs gestes incontrolables. – Ne lui donnez jamais de bonbon (risque d’étouffement)
Lorsqu’il se déplacera ces attentions particulières seront toujours indispensables mais de nouvelles mesures seront à prendre, surtout que bébé est plus curieux et les interdictions sont valables sur le moment mais il les oublie très vite…

 

gif_anime_puces_469POUCE/TETINE :

Téter est un besoin physiologique, un réflexe inné pour s’alimenter. Mais aussi, un besoin de rester proche de sa mère.
Les trois premiers mois, si l’enfant est satisfait sur le plan alimentaire (nourri à la demande et pas sur horaires fixes), il n’éprouvera pas la nécessité de sucer son pouce ou une tétine. Par la suite, ce réflexe se transforme en découverte du corps, de leurs mains, des doigts et devient une autosatisfaction. Il permet au bébé de se rassurer, de consoler ses chagrins, de s’apaiser et l’aide à trouver son sommeil. Il est important de ne pas interdire cet action à votre bébé car cela pourrait entraîner une frustration. Ce besoin peut alors être dû aussi à une séparation trop précoce avec la mère, qui doit confier son enfant à autrui, cela est beaucoup plus fréquent dans nos pays industrialisés. En effet, sur les continents asiatiques et africains, les bébés la plupart du temps nourris au sein restent plus longtemps aux côtés de leur mère, et peuvent téter à volonté, ce besoin est alors quasiment exclu.
A notre époque, plus de 80 % des nourrissons cherchent à satisfaire le besoin de succion, que ce soit par l’intermédiaire de leur pouce (parfois l’index ou plusieurs doigts), d’une tétine ou de tout autre objet (un linge, une peluche…). Sachez qu’un enfant sur deux suçant son pouce le fait jusqu’à ses 6 ans.
Si bébé a un grand besoin de téter, vous n’êtes pas une mauvaise mère pour autant ! Cette envie est aussi l’expression d’un bien-être. Lorsque l’enfant est en harmonie avec son environnement, cette envie est faible et ponctuelle. Cependant si l’enfant éprouve ce besoin de façon excessive, quasi-permanente, (seulement dans ces cas-là) prenez cela comme un signal d’alarme, un besoin psychologique dû à une frustration, à laquelle il faudra remédier.
Afin d’éviter que cela ne se transforme en réflexe conditionné, l’on conseille, quel que soit l’objet de succion, de le limiter à des moments bien précis de la journée (les siestes, les chagrins) et d’essayer de l’ôter définitivement (ou presque) à partir d’un certain âge.
Au fil des mois et de son développement, bébé aura de nombreux et nouveaux centres d’intérêts. Il abandonnera alors petit à petit son pouce, ou sa tétine (dans ce cas avec votre aide).
De plus : L‘inventeur de l’objet transitionnel, DW Winnicott est clair dans son oeuvre : la période transitionnelle s’étend chez l’enfant du 6ème mois aux environs du 18ème mois, voire de la deuxième année. Ce besoin spontané disparaît avec l’acquisition de la marche et de la parole. Or la « sucette » et le « doudou », objets apportés par l’adulte se prolongent bien au-delà de cette période transitionnelle. Ainsi, si la crèche ou l’assistante maternelle peut encore accompagner cette période, la scolarisation devrait signifier que le doudou doit rester à la maison, qu’il relève de la sphère privée et non de la vie sociale.

gif_anime_puces_469POUSSEES DENTAIRES :

Elles sont propres à chaque enfant, en voici les grandes lignes: – bébé salive, bave plus qu’à son habitude, – il cherche à mordiller – gencives boursouflées et rouges , – joue rouge à l’endroit où la dent perce, – il peut être plus irritable, plus agité la nuit et/ou le jour), – érythèmes fessiers, – fièvre très modérée.
Donnez-lui quelque chose à mordiller en plus de son poing ou sa tétine. Pour les enfants de plus de 6 mois et seulement ceux-là, donnez un morceau de carotte (assez long pour ne pas qu’il l’avale), ou un croûton de pain, un biscuit pour bébé. Si l’enfant est déjà assez costaud, contentez-vous d’un hochet ou d’un anneau de dentition qu’il pourra mordiller tout à son aise. Massez-lui la gencive avec votre doigt propre associé à un gel dentaire anesthésique sur prescription d’un médecin, c’est parfois suffisant pour calmer la douleur (pas plus de 4 fois par jour). Une fois que la dent a percé la gencive, bébé est enfin soulagé, enfin jusqu’à la prochaine poussée !

gif_anime_puces_469Les conditions favorables a un bon endormissement de l’enfant :

Lorsque je couche un enfant pour sa sieste, je prends les précautions suivantes :

 faire attention que la température de la chambre soit entre 18 et 20°c.

vérifier que le tour de lit soit bien accroché et que rien n’encombre le lit.

coucher sur son dos.

Mettre l’enfant dans une turbulette ou gigoteuse pour sa sécurité. Pas d’oreiller ni couette.

vérifier qu’il a bien son doudou et si il en a l’habitude, sa sucette, rien d’autre.

ne fermer pas les volets pour les siestes (entrebâillé juste pour masquer le soleil direct).

ne le bordez jamais.Pour un bon endormissement, respectez son rituel de coucher pour qu’il s’endorme paisiblement notamment avec son doudou dans un environnement calme et sain.

gif_anime_puces_469La maladie pied-main-bouche, qu’est-ce que c’est ?

Bébé a attrapé la fameuse maladie pied-main-bouche ? c’est une maladie virale bénigne très contagieuse…
Les symptômes de la maladie pied-main-bouche :

petits boutons au niveau de la bouche, des mains et des pieds… le responsable de l’affection ? C’est un virus – un dénommé coxsackie – plus actif en été et en automne.
Il se transmet par la salive, les sécrétions nasales et au contact des selles infectées. Et, une fois le virus bien installé dans l’organisme, la maladie pied-main-bouche met 2 à 10 jours pour se déclarer, touchant principalement les enfants de un à cinq ans. Si Bébé a aussi des petites vésicules dans la bouche (comme des petites cloques encerclées de rouge), un peu de fièvre… le diagnostique est confirmé.
Des biberons

 

gif_anime_puces_469Le rôle du jeu dans le développement de l’enfant

Par le jeu, l’enfant découvre son corps et le monde extérieur
Au cours des premiers mois, l’activité de l’enfant est involontaire, mais il manifeste des signes d’intérêt pour tout ce qui l’entoure
Avant un an :
Deux stades sont à noter dans le domaine de l’évolution de l’activité :

 

Le stade émotionnel

Grâce aux mouvements spontanés et à la maturation du système nerveux, l’enfant découvre peu à peu l’espace : il observe son lit tout d’abord, puis son corps (par des jeux de mains et de pieds), puis les objets environnant (peluche, boulier, mobile) et le visage de sa mère qu’il distingue entre tous.
Ses 5 ses sens sont en éveil ; par ses contacts sensoriels, l’enfant crée ses premiers repères :
Dès l’âge de un mois, une sorte de jeu s’établit entre l’enfant et l’adulte : le regard et le sourire peuvent prendre cette forme répétitive qui caractérise le jeu du tout petit et lui procure du plaisir ;
Vers 3 ou 4 mois, l’enfant commence à manipuler (ses mains d’abord, puis les objets). A partir de ce moment là, le véritable jeu commence ; il découvre les objets extérieurs par le regard te la bouche, principaux outils de connaissance au cours des premiers mois
Le stade sonsori-moteur
Progressivement, l’enfant passe de l’automatisme au gestes organisé : il explore tout ce qui est nouveau (forme, consistance, couleur), prend des initiatives et expérimente les bruits (en tapant deux objets l’un contre l’autre ou en le laissant tomber) ; dans sa première année, l’enfant acquiert la capacité de résoudre une situation ; il est capable de :
Répondre à une situation d’inconfort par un changement de position
Atteindre un objet éloigné par un déplacement de reptation, de roulé boulé ou de marche à 4 pattes.
Durant cette période, l’enfant doit surmonter une étape très importante, parfois difficile : celle de l’identification de sa mère bien différente de lui. En lui permettant une activité autonome, l’activité ludique joue à cette époque là un rôle très constructif pour l’enfant.
Au-delà d’un an
C’est le début de l’intelligence pratique. Les capacité sensori-motrices se développent tandis que l’enfant prospecte et expérimente le monde extérieur ; par exemple, vers 15 mois, l’enfant marche, il a acquis une autonomie motrice qui lui permet de se déplacer facilement. Pour prospecter, il franchit certaines limites passant en toute liberté d’une pièce à l’autre, il ouvre hâtivement les portes des placards, les tiroirs et s’intéresse à tout son environnement familier.
Par je jeu, l’enfant imite l’adulte
En imitant le comportement de sa mère et de son entourage immédiat, vers l’âge de deux ans l’enfant comprend peu à peu qu’il est capable de faire seul. Ceci explique son désir de participer aux gestes quotidiens (toilette, lavage des mains, habillages, repas). Il a besoin de reproduire la réalité, qu’il ne différencie pas encore du monde imaginaire. L’imitation par le jeu a un rôle extrêmement important dans la construction de sa personnalité ; de ce fait, l’enfant apprécie certains jouets qui lui permettent d’imiter l’adulte. C’est le jeu symbolique, très prisé et qu’il poursuivra longtemps.
Par le jeu l’enfant communique avec l’adulte
Au cours des tout premiers mois, les premiers jeux avec l’enfant sont basés sur des échanges non verbaux : contacts cutanés, mimiques, sourires, gazouillis. L’enfant exprime sa joie en agitant bras et jambes devant le regard admiratif de s amère ; puis, très vite, des échanges plus variés s’organisent sur un mode verbal et le jouet sert d’intermédiaire.
Vers 8 mois, la participation de l’adulte est essentiel, car certains échanges permettent à l’enfant de surmonter ses craintes : citons le jeu de coucou, le voilà par exemple, par lequel l’enfant découvre la permanence des objets et des personnes (très utile pour surmonter l’angoisse du 8me mois)
Vers 3 ans, l’enfant prend conscience des différences : il est différent de l’adulte et des autres enfants ; son jeu est différent de la réalité ; A cet âge, dans les jeux de groupes, il y a imitation des activités mais pas encore de réels échanges entre les partenaires.

 

Le jeu permet à l’enfant :

– d’alterner dans le plaisir tension et relaxation
– de faire l’expérience de son propre moi
– d’expérimenter ses sentiments.
– D’établir des contacts avec des objets
– De faire l’expérience des autres
– De développer son adresse
– D’acquérir le contrôle de son corps
– De coordonner ses mouvement
– De développer sa personnalité

L’enfant apprend en jouant

– des comportements de base, tels que l’ordre, le soin, l’application, la patience, la concentration
– des connaissances de base, telles que les contraires : froid/chaud ; doux, dur ; tel que lien de cause à effet : une tour trop haute s’écroule.
– Des comportements sociaux positif, tels que l’attention à l’autre, le partage, la limitation de ses propres désirs, la distinction entre le mien et le tien.

Jouer est un besoin

 

Chaque bébé suit une évolution qui lui est propre. Votre enfant est unique, il ne développera pas de la même façon ses capacité que celle de son camarade de crèche. Deux enfants d’un âge analogue ne seront pas forcément prêts à développer les mêmes capacités, au même moment.
C’est en jouant que le tout petit découvre, expérimente, apprend, s’exprime et communique. Le jeu est un élément incontournable d’évolution pour le bébé. Il va permettre à l’enfant d’explorer, d’expérimenter, de découvrir, de développer son sens de l’observation, sa concentration, sa créativité et son imagination. En gros il grandit.
Ce qui est important ce n’est pas tant l’objet jouet mais plutôt l’activité de jeu, donc pas besoin de collectionner une chambre complète de jouets, il est vrai que dans les grandes surfaces le choix est grand et quand on est parent on a tendance a vouloir tout acheter.
Les enfants s’amuse d’un rien : parfois avec du carton lors du déballage de nöel, un trousseau de clefs bien brillant fera parfaitement l’affaire.
De plus les enfants n’ont pas la capacité de rester trop longtemps concentré sur la même activité. Il faut en changer souvent car bébé finit par s’ennuyer et pas réclamer les bras.
Mieux qu’une caisse pleine de jouet, l’enfant préfère sans nul doute vous montrer ses capacité, ainsi il adore que papa ou maman participe a son exploration du monde et ne sera pas peu fier de vous montrer qu’il est capable de démonter sa pile de cube ou de manger avidement sa peluche. Participer et dire bravo à son enfant permet Son bon développement psychologique et social

 

Les bébés adore : le jeu du coucou, la petite bête qui monte qui monte et le « je te cours après »

 

Vers 2 ans, il va commencer à élaborer des mises en scène de ce qu’il aura vu, observé : au moyen d’un jeu d’imitation, par exemple. Le téléphone en est l’exemple classique. Il devient maître de son jeu, en ayant l’impression de grandir et de maîtriser l’univers adulte. Il apprend à jouer seul
Le jeu est une forme d’évacuation du stress, une forme d’expression qu’il ne faut en aucun cas négliger, elle est source d’information importante sur les angoisses de votre bébés

Comment choisir un bon jouet?
C’est un jouet adapter au stade actuel de l’évolution de votre bébé
le parent doit être un bon observateur et un bon interprète, qui va comprendre ce qui intéresse son enfant, ce qu’il aime, la façon dont il réagit aux objets proposés, les facultés qu’il est sur le point d’acquérir. En aucun cas il s’agira de choisir un enfant dans le but de sur développer ses compétences plus rapidement. Tout d’abord parce que le jouet n’intéressera pas le bébé et puis ensuite car cela pourra induire chez lui un sentiment de frustration, un manque de confiance en soi, et enfin cela risque d’être, perçue comme une pression ou un reproche. Véritables « outils » pour l’enfant, les jouets lui permettent d’acquérir de l’habilité et de comprendre le principe de cause à effet
Privilégiez les couleurs gaies, les formes simples, les jouets à grelot, les textures agréables.
Le hochet, le tapis d’éveil, le portique, les animaux en caoutchouc, les tableaux de découvertes sont les jouets centraux.

Se libérer de toute contrainte par le jeu :

 

Tout adulte constate un jour que les enfants ne se contente pas de jouer « sagement » et de manière créative, mais qu’ils ont également parfois des comportement agressifs.
Ils jouent
-à l’accident, provoquant des collisions de voitures, de trains, avec des blessés ou des morts
-à l’incendie, jouant le rôle de la victime affolés, tantôt celui des pompiers affairés ;
Au tremblement de terre, faisant s’écrouler à grands cris leurs constructions
-au combat souvent de manière épouvantablement réaliste, avec de nombreuses variantes ;
Face à ces jeux de combat et de destruction, il ne semble pas exister de remède pédagogique. Selon la psychanalyste Anna Freud, les enfants vivent chaque jour des situations d’angoisse, ou leur impuissance leur est prouvée, ou leur petitesse et leur faiblesse leur apparaissent clairement. Or, ils veulent être forts, tout-puissants, toujours à la hauteur, et l’expérience du contraire les plonges dans la colère ; cette rage s’exprime alors dans un désir de puissance et une envie de destruction.
L’enfant devine cependant l’interdiction qui pèse sur ces sentiments et les refoule dans l’inconscient ; ce n’est que dans le jeu qu’ils resurgissent : en jouant, l’enfant peut faire tout ce que l’éducation lui défend. Il peut se défouler en vivant l’interdit sous une forme permise. Le jeu l’aide donc à résoudre des conflits psychologiques inconscients, il a un effet purificateur et libérateur.
De ce fait, il faut accepter, dans une certaine mesure, les jeux agressifs des enfants et éviter d’intervenir immédiatement chaque fois qu’un différend naît entre deux enfants, mais rester à proximité, être vigilent et n’agir que lorsque la situation le nécessitera.

L’importance des séances de jeux collectifs

 

Chaque enfant commence à découvrir et à apprécier peu à peu la compagnie des autres enfants, avec un attrait tout particulier vers 22 mois.

Même si, à cet âge, les tout-petits jouent en fait à côté les uns des autres plutôt qu’ensemble, les notions de partage et de coopération font lentement leur chemin.

Mais ce sont des idées difficiles à faire rentrer. Alors, attendez-vous à des chamailleries et à des petites colères.

Néanmoins, à partir de cet âge, vous pouvez réellement commencer à observer le spectacle des premières amitiés entre enfant. Il commence peu à peu à connaître ses camarades de jeu habituels et s’efforce de plus en plus de participer à toutes les situations sociales.

Comment les enfants apprennent à jouer ensemble
SE MESURER A LA CONCURRENCE : Les jeunes enfants sont extrêmement attirés par les autres enfants parce qu’ils peuvent apprendre beaucoup grâce à eux. Bébé peut même vous ignorer s’il y a un autre enfant dans les parages.
En fait, des études ont révélé que si l’on met côte à côte un enfant de 12 mois et un enfant de 24 mois, il est probable que le plus âgé régresse dans ses jeux jusqu’à l’âge de 15 mois, tandis que le plus jeune progressera jusqu’à 15 mois afin qu’ils puissent aisément jouer ensemble.
Les petits amis sont très importants à cet âge, même si les jeux des enfants sont encore parallèles plutôt qu’interactifs.
L’imitation à retardement (imiter les actions d’un autre enfant après les avoir analysées mentalement) et l’observation attentive témoignent de l’important processus d’apprentissage qui est en cours.
Organisez un groupe de jeux, en sachant que deux heures (goûter compris) est souvent un maximum à cet âge.

 

 

Massage bien-être pour bébé

 

Grand moment de tendresse et de complicité, le massage est une excellente façon de détendre votre bébé, de la rassurer et de développer ses facultés

motrices.

 

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Laver le nez de bébé

 

Que votre bébé ait quelques semaines ou quelques mois, s’il y a un geste qu’il

faut connaître, c’est le lavage de nez. A pratiquer une fois par jour si votre

tout-petit n’est pas malade, ou plusieurs fois dans la journée s’il est enrhumé.

 
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Quelle eau pour son biberon ?

  

La qualité de l’eau est essentielle à la préparation d’un bon biberon. Oui, mais quelle eau choisir ? Là est la question…

Eau en bouteille ou du robinet…Vous hésitez encore ? Rassurez-vous, l’eau du robinet est aussi adaptée à Bébé, à condition de respecter certaines précautions :

– Laissez couler l’eau quelques secondes, avant de remplir le biberon ;

– Utilisez uniquement de l’eau froide (inférieure à 25 °C) ;

– Détartrez régulièrement la tête du robinet ;

– N’utilisez pas d’eau adoucie ou ayant subi une filtration (l’eau de votre carafe filtrante, par exemple, est à proscrire, au risque de voir des microorganismes de développer).

Enfin, renseignez-vous bien sur la date de construction de votre habitation. Si elle est antérieure à 1948, prudence ! Les canalisations sont peut-être en plomb. Au moindre doute, consultez la DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales) de votre département ou votre mairie pour savoir si l’eau de votre robinet est adaptée à la préparation des biberons.   

Quelle eau en bouteille ?

Vous avez décidé d’opter pour de l’eau en bouteille ? Prenez le temps de lire les étiquettes.

Toutes les eaux de source ou minérale ne sont pas destinées aux nourrissons. « Il est préférable d’utiliser une eau faiblement minéralisée telle que Evian, Volvic, Mont de Roucous… », conseille le docteur Jean-Michel Lecerf, nutritionniste à l’institut Pasteur de Lille.

Une fois la bouteille ouverte, elle doit être réfrigérée et consommée dans les 24 heures. L’eau gazeuse est bien sûr à proscrire pour la préparation des biberons.

Dernier réflexe : bien agiter le biberon avant de le donner à Bébé.

 

Pas d’eau potable sous la main ? 
En l’absence d’eau potable ou en bouteille, faites bouillir la quantité nécessaire. Une fois refroidie, elle pourra être utilisée pour la préparation du biberon de Bébé.
 
Article publié le 16 mars 2009
 
Article mis à jour le 21 février 2014
 
 
 

La propreté

 

 

L’acquisition de la propreté angoisse bien des parents. On aimerait que cela se passe tout seul, sans « rechute » et au plus vite. Pourtant, rien ne sert de presser l’enfant. Avant 1 an et demi, le mettre sur le pot

semble un peu prématuré. Mais après 3 ans et l’entrée en maternelle, c’est un peu tard. Aux parents de s’organiser et de dédramatiser l’affaire. Quelques conseils pour aider l’enfant à devenir propre.

 

  • Apprendre la propreté : le moment propice pour débuterimages (24)
L’acquisition de la propreté chez l’enfant intervient en général vers 2 ans et demi ou 3 ans. Si bébé est trop tôt sur le pot, il ne sera pas à même de supporter les frustrations imposées. Et on ne peut pas
le forcer à grandir plus vite que son développement ne le lui impose. « Il faut l’encourager à être propre quand il commence à prendre de l’assurance dans la marche, précise Christine Brunet,
psychologue et psychothérapeute. » A ce moment-là, il possède une certaine autonomie et commence à connaître son corps. Il apprend à manger tout seul, à descendre l’escalier, bref il s’approprie
l’espace. Souvent, les parents choisiront l’été pour commencer à retirer la couche : l’enfant peut gambader fesses nues dehors sans qu’une petite fuite ne provoque une catastrophe. Enfin, mieux vaut
s’atteler au problème avant la rentrée en maternelle.
  • Apprendre la propreté : étape par étape, la progression
« L’acquisition de la propreté ne se fait pas du jour au lendemain », insiste la psychologue. Mais prend quelques mois. Au début, l’enfant garde sa couche, et les parents commencent à le mettre sur le pot à des moments précis. « Il faut
créer des habitudes, donner des repères dans le temps (avant et après la sieste, au réveil…) », précise Christine Brunet. Les lieux aussi sont importants : le pot sera placé toujours à peu près au même endroit. En général, la propreté de
l’urine survient avant celle des selles. Lorsque l’on passe à l’étape suivante (plus de couche durant la journée), il n’est pas rare de constater quelques rechutes. Pour encourager l’enfant, on pourra le féliciter lorsqu’il fait bien ses besoins
dans le pot ou si sa couche est propre au réveil… La dernière étape : utiliser les toilettes, avec éventuellement, un petit siège adaptable. Attention à ne pas le faire trop tôt : perché sur ce trône et mal assis, l’enfant peut être effrayé. Il
aura probablement besoin qu’on lui explique qu’il doit rester seul dans ce lieu et n’a pas de raison d’avoir peur...
La propreté nocturne est parfois plus lente à acquérir.Nombre d’enfants portent encore leur couche pour dormir, six mois après l’acquisition de la propreté diurne. Plus préoccupant, l’enfant qui n’est toujours pas propre après 4 ou 5
ans, ou qui régresse. Un choc affectif ou un bouleversement dans sa vie en sont peut-être à l’origine. La consultation d’un pédopsychiatre peut être envisagée…

Source : magicmaman

 

 

Gestion des conflits chez les razemoquettes : la phrase magique !

 

http://lamarmitemagique.com/comment-gerer-les-conflits-chez-les-tout-petits/

 

Je vous propose de le lire. Il traite de la résolution des conflits chez les 0/5 ans. Il donne de

bonnes pistes avec lesquelles je suis tout à fait d’accord (il propose d’ailleurs la solution que je

vous livre là) à l’exception peut-être de ce que l’auteur dit pour la résolution de conflit chez

les 12/18 mois dans l’étape 6 à savoir :

« ÉTAPE 6 : N’oubliez pas qu’à cet âge l’enfant a besoin de modèle concret.Exemple : Si l’enfant tire les cheveux d’un autre enfant, approchez-vous doucement, ouvrez sa petite main et plongez-la dans la chevelure de l’autre
tout en lui disant « C’est doux… » etc. »
 
Là, je ne sais pas si je comprends bien mais il s’agirait de prendre la main de l’agresseur pour lui faire caresser les cheveux de l’agressé ? Mouais, franchement, je ne suis pas convaincue. Déjà, un enfant qui tire les
 
cheveux d’un autre, je ne suis pas sûre que l’instant d’après il va accepter de vous donner sa main facilement. Alors on fait quoi : on le force ? Quand à l’agressé, aura-t-il bien envie que celui qui vient de lui faire mal
 
s’approche de lui à nouveau ? Ça me fait penser aux gens qui forcent les enfants à demander pardon en allant faire un bisou à ceux qu’ils ont agressés. Franchement, je recevrais une rouste d’un individu, je n’aurais
 
pas envie l’instant d’après qu’il vienne me lécher la pomme ! Il me semble qu’il est plus convenable de respecter un minimum de temps après l’incident pour proposer ce genre de chose. Mais dans l’esprit de l’auteur de
 
l’article cette proposition était peut-être à dissocier de la bagarre et dans ce cas j’aurais mal interprété…
 
Bref, si je mets ce petit paragraphe à part, je trouve que l’article est intéressant à lire et à relire de temps en temps pour se remémorer les bases de la résolution de conflits
 
 

 

10 règles de survie à suivre au jardin d’enfants

Au jardin d’enfants, on s’ennuie. Pas eux, pas les enfants mais nous.

Voici les 10 règles de survie à suivre. Impérativement.

 

1/ Ne JAMAIS promettre à l’enfant qu’on va le pousser sur sa balançoire sous peine de mal au poignet et sous peine de non fin.

2/ Penser à se mettre sur un banc hyper caché afin que l’enfant ne nous ne retrouve pas et n’essaie pas de nous entrainer dans le bac à sable avec lui.

3/ Prendre un livre/un magazine/un téléphone/un ami.

4/ Fixer une heure de départ, le dire à l’enfant. Sinon on peut y rester la nuit.

5/ Ne pas crier toutes les deux secondes « JE SUIS LAAAAAA » aux gosses parce que ça dérange les autres mamans/papas et surtout l’enfant s’en fiche.

6/ Vêtir les enfants d’un gilet jaune (le même que ceux qu’on met la nuit sur un vélo). Au moins vous les reconnaitrez vite dans la foule de bambins.

7/ Ne jamais se vêtir mal. On sait jamais. Parfois y’a Brad Pitt au parc. Si,si.

8/ Ne surtout pas regarder quand votre enfant crie  » éhooooooo regarde maman/papa, je suis tout en haut de l’araignée » debout sur un truc horrible à 15 mètres du sol.

9/ Ne pas croire qu’on va pouvoir dormir au soleil. Cela n’arrive pas au parc avec les mômes.

10/ Prévoir de la nourriture, de l’eau, un kit de survie, une lampe de poche, un lit, des jouets, des pansements. On n’est jamais trop prudent.

Le goûter, âge par âge

 

 Le goûter à partir de 6 mois

Au début de la diversification alimentaire, entre 4 mois révolus et 7 mois, « on appelle rarement le repas de l’après-midi « goûter » », explique la diététicienne Catherine Bourron-Normand. Il s’agit en effet d’un repas simplement composé d’un biberon de lait 2e âge. Vers 6 mois, la quantité recommandée est d’environ 210 ml, mais en fonction de l’appétit de l’enfant il est possible d’ajuster la dose. Si on remarque que l’enfant a encore un peu faim, on peut aussi lui proposer quelques cuillères de compote. Par ailleurs, si le bébé refuse le biberon de lait, ne pas hésiter à lui donner un produit laitier au lait infantile.

Le goûter à partir d’un an

Vers l’âge d’un an, la collation de l’après-midi ressemble plus à l’idée du goûter que l’on se fait.On privilégie toujours le lait de croissance qui prend la suite du lait 2e âge. Le goûter pour être équilibré doit se composer d’un produit laitier (biberon, yaourt…), d’un féculent (céréales, pain…) et de fruits. Parfois, certains enfants ne veulent plus du biberon au goûter. Dans ce cas, on peut leur donner un produit laitier en remplacement. On peut également « imaginer utiliser le lait de croissance pour préparer une bouillie de céréales », propose Catherine Bourron-Normand. Sinon, yaourt, fromage blanc, petits suisses, natures ou aux fruits, conviendront très bien. Les marques d’alimentation infantile conçoivent des produits adaptés aux besoins de l’enfant, mais vous pouvez également acheter des produits laitiers au rayon frais à condition qu’ils soient au lait entier. Pour aromatiser les yaourts, vous pouvez ajouter un peu de miel ou un coulis de fruits.

Le goûter à partir de 18 mois

Vers 18 mois, les capacités masticatoires de l’enfant se sont bien développées. Pour le goûter, il peut donc consommer une tartine de pain, un morceau de fromage et des fruits coupés en morceaux (ou une compote). La base du goûter ne varie pas, ce sont les quantités et les textures qui vont évoluer en fonction de l’âge de l’enfant et de son développement. « Entre 18 mois et 3 ans, les besoins de l’enfant évoluent peu en apports caloriques », précise Catherine Bourron-Normand.

Le goûter à partir de 3 ans

Pour un enfant de 3 ans, la collation peut se composer « d’un riz au lait agrémenté d’un coulis de fruits ou bien du classique tartine de pain, carré de chocolat et un verre de lait », propose Catherine Bourron-Normand. Attention, optez plutôt pour du pain que pour des biscuits, trop sucrés, qui ne rassasient pas.

 

Conférence d’Eric BINET « pleurs de la petite enfance ». 19/09/2013 Avant-propos :

l’objectif de cette conférence n’est pas de culpabiliser mais de donner des pistes de réflexion. Lecture :« les oubliés » Anne TURZ 2010, pleurs, une affaire de santé publique ? Nécessité de toujours vérifier si les pleurs ont une explication médicale. Quand il n’y en a pas, on parle souvent de coliques ou des pleurs du soir. Pour info : les décès pour raison non accidentelle sont 3 fois supérieurs entre 0 et 1an qu’après. Etre heureux : Les pleurs

LES PLEURS 2

 

 

 Fille comme garçon, les bébés sont de vrais petits aventuriers ! Dès les premières explorations, les bobos font leur apparition. Parfois, le fameux « bisou magique » ne suffit pas à faire cesser les pleurs et les parents doivent revêtir leur tenue d’infirmier. Voici un petit tour d’horizon des symptômes et remèdes pour panser les plaies superficielles.

 

 

Moucher bébé

 

 

Moucher le nez de son bébé n’est à première vue pas forcément évident. Ce geste requiert douceur et précision. Suivez le guide…

  • Faire une mouchette

    Pour le nouveau-né ou lorsque le bébé a peu de mucosités apparentes, la mouchette est efficace si les sécrétions ne sont pas encore sèches. Les mains lavées, on tourne un petit bout de coton en torche, fuselée, puis on l’imbibe de sérum physiologique.

  • Nettoyer chaque narine

    Introduisez la mouchette dans une narine et tournez-la délicatement. Pas trop profondément pour ne pas blesser la paroi nasale, mais assez pour que le coton “accroche” bien les mucosités. Recommencez avec une mouchette propre dans l’autre narine.

  • Instiller le sérum

    Si les sécrétions sont sèches, l’usage du coton fuselé ne suffit pas. Versez alors directement le sérum physiologique dans les narines : posez la dosette au bord de la narine et appuyez doucement sur le flacon pour ne faire couler qu’une ou deux gouttes.

  • Bien en face

    Utilisez de préférence la main gauche pour instiller le sérum dans sa narine droite ! Ainsi, bien en face de la narine vous visez droit, sans risque de toucher la paroi nasale. Posez votre poignet sur son bras pour avoir un bon point d’appui et ne pas trembler.

  • Avec un mouche-bébé

    Appuyez franchement sur la poire du mouche bébé pour en extraire l’air. Placez ensuite l’embout à l’intérieur de la narine pour qu’il soit étanche, sinon la poire ne fait pas son effet d’aspiration. Relâchez très progressivement la pression pour aspirer les sécrétions en douceur.

  • Sur le côté

    On a longtemps préconisé de pencher sa tête sur le côté pour instiller le sérum, le reste du corps restant allongé sur le dos. En fait, pour son confort, mieux vaut le coucher sur le côté. Plaquez votre bras dans son dos et accompagnez le mouvement.

  • D’une narine à l’autre

    Ainsi installé sur le côté, le jet de sérum physiologique est moins violent. L’objectif est de faire s’écouler quelques gouttes de sérum d’une narine (la supérieure) à l’autre, en entraînant les mucosités au passage. Essuyez l’écoulement avec un coton.

  • Assis

    Autre méthode. Instillez le sérum puis redressez lentement le bébé pour que le sérum s’écoule avec les sécrétions etmouchez-le tant qu’il ne souffle pas l’air de lui-même par le nez. Essuyez ses narines avec une compresse ou un mouchoir à usage unique.

 

 

– Parce que les enfants d’aujourd’hui, seront les adultes de demain…

– Parce que la façon dont nous construisons nos relations avec les enfants, constitue les racines sur lesquelles ils pourront cultiver leurs potentiels, grandir, être acteurs de leur vie et de la société.

– Parce que nous constatons au quotidien combien il est difficile de communiquer ensemble.

– Pour des adultes en devenir, épanouis, responsables, autonomes, et pleins d’Humanité…

L’association « Grandir avec Toi » propose des actions : de soutien à la parentalité et  d’accompagnement en communication bienveillante, pour toutes les personnes en relation avec les enfants (parents, grands parents, assistantes maternelles, enseignants, orthophonistes, …)

http://www.grandiravectoi.fr/

 

 

 

• Pour consoler bébé rien ne vaut la marche

Bébé pleure ? Marcher les apaiserait davantage que le balancement. C’est le constat effectué par des chercheurs japonais, qui ont vérifié sur les pleurs des tout-petits, les effets de ce comportement réflexe. La technique fonctionnerait d’ailleurs quelle que soit la personne portant le bébé : grands-parents, père ou autre personne sans lien de parenté, l’enfant se calmerait par le mouvement de marche de celui qui le porte.

• Tétine en Question

Yvonne Coincon, pédopsychiatre, membre de l’association des psychiatres de secteur infanto-juvénile, interviewée dans Le Parisien du 30 janvier, tord le cou à un certain nombre de préjugés sur la tétine et indique que la tétine est avant tout « une source d’apaisement pour l’enfant et participerait à son automonisation ».
Non, elle n’est pas un frein au développement du langage chez l’enfant, non, elle n’est pas plus sale que ses doigts ou son doudou, non, elle ne déforme pas le palais contrairement au pouce. Et de rappeler que le besoin de sucer est fondamental pour le tout-petit, qui lui apporte plaisir et détente grâce aux endomorphines secrétées.
À l’inverse, la tétine devient un problème quand elle signifie « tais-toi » et se réduit à un bouchon placé dans la bouche de l’enfant qui tend à l’isoler et à l’enfermer dans sa solitude alors qu’elle peut être un levier pédagogique quand on apprend à l’enfant à l’utiliser à bon escient : frustration, tristesse… Pour le sevrage, il convient de l’accompagner sans lui imposer l’arrêt.

Besoin de l’enfant

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la colère

 

 

La chasse à l’ennui

 

 Très occupés, les enfants, et ce dès leur plus jeune âge, ont souvent des emplois du temps digne d’un ministre. Les parents pensent ainsi éveiller leur progéniture. Une sur-stimulation qui pourrait bien être contre-

productive.

 

Des écoles maternelles d’élite qui ont pour objectif de rendre leurs jeunes élèves performants… Ce type d’établissements existent en France. Telle l’Ecole active bilingue Jeannine-Manuel, EABJM, à Paris dans le XVe,

qui permet par exemple aux enfants d’apprendre la lecture, l’écriture, mais aussi le sport, l’art, la musique, dès le plus jeune âge. Dans cette école les activités parascolaires (danse, cuisine, théâtre…) sont plus

nombreuses que les jours de la semaine. C’est anecdotique, peut-être, mais c’est aussi symptomatique d’une époque et d’une société, qui semblent avoir une peur panique du vide. Ce que confirme Teresa Belton,

experte américaine dans l’impact des émotions sur le comportement et l’apprentissage des enfants, qui vient de publier une étude sur le sujet (Université of East Anglia). « L’ennui est vécu comme un « sentiment de

malaise » et la société a décidé qu’il fallait être constamment occupé et constamment stimulé » a-t-elle confiée à la BBC. Monique de Kermadec, psychologue française spécialiste de la précocité et de la réussite, le

constate elle aussi : « les parents veulent absolument « trop » occuper leur enfant pour se sentir de « bons » parents. Ils multiplient les activités extra-scolaires pensant compenser ainsi leur absence, le soir, après

la sortie d’école. Piano, anglais, activités culturelles, les petits ont souvent une deuxième vie qui débute à 16h30 ». Les enfants des années 2010 ont d’autant moins le temps de s’ennuyer qu’ils sont en permanence

sollicités par les écrans qui les entourent. « Lorsque les enfants n’ont rien à faire, ils allument le téléviseur, l’ordinateur, le téléphone ou toute sorte d’écran, expose Teresa Belton. Le temps passé sur ces supports a

augmenté ». Or, poursuit-elle, « au nom de la créativité, peut-être aurions-nous besoin de ralentir et de rester déconnectés de temps en temps. »

 

 L’ennui, un état créatif

 

Car en privant les enfants de la possibilité de s’ennuyer, en occupant les moindres interstices de temps libre, on les prive en même temps d’une étape importante du développement de leur imaginaire. Ne rien faire,

c’est laisser l’esprit vagabonder. Pour Monique De Kermadec, « l’enfant doit s’ennuyer afin qu’il puise en lui ses propres ressources personnelles. S’il formule son sentiment « d’ennui » au parent c’est une façon pour lui

de lui rappeler qu’il souhaite passer du temps avec lui ». L’ennui permettrait même aux enfants de libérer le petit génie qui sommeille en eux. Teresa Belton livre les témoignages des écrivains Meera Syal et Grayson

Perry sur la façon dont l’ennui leur a permis de se découvrir un talent particulier. Meera Syal a ainsi passé des heures à regarder par la fenêtre quand elle était petite, à observer les changements de saisons. Elle

explique que l’ennui a déclenché son désir d’écrire. Elle a tenu un journal dès son plus jeune âge, avec des observations, des histoires, et des poèmes. Elle attribue à ces débuts son destin d’écrivain. Elle ajoute avoir «

commencé à écrire parce qu’il n’y a rien à prouver, rien à perdre, rien à faire. »


Difficile d’expliquer à une jeune enfant qui se plaint de s’ennuyer que c’est peut-être ainsi qu’il deviendra un grand artiste. Pour prévenir ces moments de désœuvrement qui peuvent aussi l’angoisser,  Monique de

Kermadec propose une parade: « imaginer une « boîte à idées » dans laquelle on insère de petits papiers sur lesquels on écrit différentes activités à l’avance. Un papier « bulles de savon », « cuisiner un dessert »,

« découpage », « chanson », « lire », on glisse ainsi mille idées pour les jours où on « s’ennuie » à la maison ».

 

Christine Diego Hernandez avec Monique de Kermadec, psychologue clinicienne et psychanalyste, spécialiste de la précocité et de la réussite.